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HISTORIQUE DU KUNG FU Choy Li Fut

 

La création du style : biographie de CHAN HEUNG

Bien qu’il soit connu comme un style du Sud, le CHOY LI FUT est d’origine du Nord et du Sud de la Chine.

Le fondateur du style, CHAN HEUNG, a eu trois professeurs, deux travaillant style du Sud et un travaillant style du Nord.

Le CHOY LI FUT est un des rares style de KUNG FU qui fut fortement influencé par les deux styles de Kung Fu (Nord et Sud) combinant les techniques de bras du Sud avec les coups de pied qui caractérisent le style du Nord.

Le CHOY LI FUT fût fondé en 1836 par CHAN HEUNG, pratiquant très habile et bien connu de cette époque. Aussi connu à DIN YING, Chan Heung est né en 1806, au village de KING MUI, district de SAN WUI de la province de Kwanatung. Il commence la pratique de l’art martial à l’âge de 7 ans, quand il partit vivre chez son oncle YUEN WOO.

Yuen Woo était un des fameux moines de Shaolin. De Yuen Woo, Chan Heung apprit le Shaolin Kung Fu et commença à avoir un bon niveau à l’âge de 15 ans. Il vainquit tous les challengers des villages proches. A partir de 17 ans, Chan Heung était prêt à assimiler d’autres techniques. Aussi, Yuen Woo en parla à LI YAU SAN, un camarade de classe de Shaolin.

Chan Heung passa 4 ans à perfectionner son Kung Fu sous les yeux attentifs de Li Yau San. Il apparut à Li Yau San au bout de seulement 4 ans d’entraînement, que Chan Heung pouvait accéder à un niveau plus élevé.

Au bout de 10 ans, il avait atteint un niveau de Kung Fu que Yuen Woo et Li Yau San avaient mis 20 ans à atteindre. Li Yau San suggéra un moine de Shaolin qui vivait en ermite sur la montagne Lau Fu, comme meilleur professeur pour Chan Heung.

Le seul problème était que ce moine, CHOY FOK, n’enseignait plus l’art martial. Il recherchait seulement la solitude pour cultiver le bouddhisme. Réalisant que pour atteindre un haut niveau en Kung Fu, le moyen était de trouver ce moine et de devenir son disciple, Chan Heung se mit en route pour la montagne de LAU FU.

La tête de Choy Fok avait été sérieusement brûlée quand il avait fait son vœu de bouddhiste et il avait guéri avec de très vilaines cicatrices. On lui avait donné le surnom de « Moine à la tête blessée ». Sachant tout cela, Chan Heung partit seul à la montagne de Lau Fu pour trouver Choy Fok.

Finalement, il trouva le moine et lui remit sa lettre de recommandation de Li Yau San. Après avoir attendu patiemment d’être accepté comme disciple de Choy Fok, il fut stupéfait quand Choy Fok se détourna de lui. A force d’insistance, Choy Fok l’accepta comme jeune élève mais seulement pour étudier le bouddhisme.

Alors Chan Heung étudia le bouddhisme pendant de nombreuses heures par jour avec le moine à la tête blessée, et pratiqua le Kung Fu seul à la faveur de la nuit. Très tôt le matin, Chan Heung travaillait son Kung Fu, large mouvement des deux jambes sur des gros bambous de buisson et donnait des coups de pied sur des pierres, envoyant de formidables morceaux sur le sol. Soudain le moine apparut et lui demanda si c’était le mieux qu’il puisse faire. Chan Heung fut choqué quand Choy Fok désigna une grosse pierre de 40 kg et lui demanda de l’envoyer à 4 mètres de là d’un coup de pied.

Chan Heung s’exécuta et réussit d’un coup de pied à envoyer la pierre à 4 mètres après s’être écrasé le pied sur la roche. S’attendant à des compliments de Choy Fok, celui-ci plaça son pied sous la roche et sans effort l’envoya dans les airs.

Chan Heung fut terrifié par cette démonstration de puissance. Dès lors, Choy Fok le prit comme disciple. Durant les huit premières années passées avec le moine, celui-ci lui enseigna le chemin du bouddhisme et le chemin de l’art martial. Quand il eut 29 ans, Chan Heung quitta le moine et retourna à son village de King Mui où il consacra les 2 ans qui suivirent à réviser et affiner ce qu’il avait appris avec Choy Fok.

Chang Heung avait maintenant développé un nouveau système de Kung Fu. En 1836, il établit officiellement le Choy Li Fut, nommé ainsi pour honorer ses deux professeurs, Choy Fok et Li Yau San, et le mot Fut signifiant Bouddha en chinois, pour rendre hommage à son oncle, Yuen Woo, et l’origine Shaolin de son nouveau système.

Chan Heung établit une école d’art martial dans le temple de son village pour enseigner son nouveau système. Comme sa réputation se propageait, des centaines de personnes des villages voisins venaient pour apprendre le Choy Li Fut. Peu de temps après que Chan Heung eut établi sa nouvelle école, la guerre de l’opium se déclara en Chine.

Étant un patriote chinois, Chan Heung rejoignit l’armée à Canton pour se battre contre l’envahisseur Anglais. Suite à la défaite de la Chine en 1842, il retourna chez lui retrouver sa famille. La corruption politique des Mandchous qui contrôlaient la dynastie des Ching, contribua à la défaite de la Chine. Entre 1847 et 1850, beaucoup de leaders chinois formèrent des sociétés secrètes pour combattre les forces diaboliques des Ching.

Sous la direction de Hung Hsiu-Chuen, la rébellion des Triades éclata contre les forces impériales à Kwangsi. Les rebelles Hung battirent les troupes gouvernementales en 1850 et pour les deux dernières décennies, les Tai Ping Tien Kuo gouverneront la Chine.

Durant la rébellion, Chan Heung eut très envie de se joindre à la révolte. Cependant, il était un fervent bouddhiste et évitait le chemin de la violence. Néanmoins, il continua d’entraîner les partisans au cas où ils devraient se battre contre le gouvernement des Ching. Quand l’armée impériale chercha à recruter des hommes pour combattre les forces rebelles, Chan Heung resta chez lui à King Mui avec sa femme et ses deux enfants. Finalement forcé à participer activement au combat et à cette destruction inutile, il créa beaucoup d’écoles de Choy Li Fut pour répandre les idées révolutionnaires contre les Mandchous.

Il donna un signal spécial pour les réunions secrètes. Celui qui connaissait le système du Choy Li Fut devait crier « Yak » quand il donnait un coup de poing, « Wak » pour une frappe de la griffe du tigre et « Dik » pour un coup de pied.

Quand les Tai Ping Tien Kuo succombèrent en 1864, Chan Heung resta en Chine. A l’âge de 59 ans, il commença à enseigner son art martial pour l’association de la famille Chan. Il y resta 4 ans puis retourna chez lui à King Mui où il se rendit compte que son système de Kung Fu était devenu très populaire dans le Sud de la Chine.

Le 20 Août 1875, Chan Heung mourut à l’âge de 69 ans. Il fut enterré dans son village natal de King Mui.

Mais sa mémoire vit toujours, perpétrée par le système de Kung Fu qu’il a établi. Après la mort de Chan Heung, la succession du Choy Li Fut revint à ses deux fils, CHAN ON PAK et CHAN KOON PAK.


La relève de CHAN HEUNG : continuation et division du style

Chan On-Pak est né en 1839 et est l’aîné des deux frères. Il était de nature douce et érudit. Sa spécialité était la lance. Chan On-Pak avait une telle maîtrise dans le maniement de la lance qu’on lui avait donné le surnom « YET CHEUNG NA MUI FA » ou « Les 5 Fleurs avec une lance ».

En 1894, deux élèves de Chan On-Pak, Chen SI LEUNG et Chan SIU BAK, aidèrent les forces révolutionnaires de Sun Yat Sen contre la dynastie Ching et participèrent à la fondation de la République de Chine.

Le jeune fils, Chan Koon-Pak, resta à King Mui pour devenir un marchand à la ville de Kong Moon, où sa renommée de pratiquant d’art martial se répandit très vite. Il n’eut pas beaucoup de temps pour devenir marchand et il dut consacrer ses efforts à enseigner le Choy Li Fut. Plus tard, Chan Koon-Pak établit un grand centre d’entraînement au Choy Li Fut à la ville de CANTON.

Chan Heung a eu 18 disciples à l’origine. En 1848, les 18 disciples démarrèrent l’enseignement du Choy Li Fut dans le Sud de la Chine.

Le 1er disciple à enseigner le Choy Li Fut hors du village de King Mui, fut Lung Ji Choi, qui ouvrit une école de Kung Fu dans le village de CHUM JAO, de la province de Kwangsi. Plus tard, Chan Din Yao et Chan Din Fune furent les premiers à ouvrir une école de Choy Li Fut au village de Fut San.

Les autres 18 disciples qui firent la promotion de ce nouveau système de Kung Fu furent :

- Chan Dai Yup du village de Kwang Chow

- Chan Din Sing du village de Chung San

- Chan Mau Jong du village de Poon Yu

- Chan Din Bong du village de Tung Kong

- Chan Din Wai du village de Hoi Ping

- Chan Din Jen du village de Toi San

- Chan Sun Dong du village de Yen Ping

- Chan Din Duk du village de Hok San

- Chan Dai Wai du village de Siu Hing

- Chan Sing Hin du village de Sun Wui

- Chan Yin Yu du village de Gong Moon.

Et le travail admirable exécuté par Chan Dai Sing, Chan Din Sing, Chan Mau Wing et Chan Din Gung, qui enseignèrent le Choy Li Fut dans les 26 villages de la région de King Mui.

En 1867, un autre élève de Chan Heung, JEONG YIM, partit à Fut San pour rouvrir l’école établie à l’origine par Chan Din Yao et Chan Din Fune. Jeong Yim commença à être connu comme « le Père de l’école Hung Sing du Choy Li Fut ». C’est à partir de ce moment qu’il y eut 2 écoles de Choy Li Fut : le HUNG SING et le BAK SING, et 2 représentatives de l’école HUNG SING.

Durant la révolution du milieu du 18ème siècle, le HUNG MOON Party, représentant les factions révolutionnaires, ont inclus ce type de Choy Li Fut. Les écoles Choy Li Fut avaient un slogan secret durant cette époque : « Hung Ying Ji Sing ; Ying Hung Wing Sing », se traduisant par : « Les héros du Hung Party sont supérieurs ; les héros gagnent toujours ».

Les partisans de Chan Heung adoptèrent 2 mots de la devise pour mot de passe : « Hung Sing », lesquels signifiaient « vainqueur le partie des Hung ».

Mais parce que ce mot de passe comprenait le nom du Hung Moon Party, ils le changèrent en un autre mot de passe dont la consonance était la même que « Hung Sing » mais qui signifiait « les oies gagnantes ».

En attendant, l’école de Choy Li Fut de Jeong Yim, à Fut San, prit le nom de « HUNG SING KWOON » (ou « Hung » signifie « oie »). Quelques uns de ses élèves commencèrent à associer le Hung Sing à Jeong Yim. A cette époque, son école avait développé une troisième génération d’élèves.

La vraie signification de « Hung Sing » avait été perdue, et cette troisième génération d’élèves croyait que Jeong Yim était le fondateur de ce type de Choy Li Fut.

Pour clarifier tout cela, le fils de Chan Heung, KOON-PAK, changea le nom de Hung Sing par un « Hung » différent qui signifiait « dur ». A partir de ce moment-là, les écoles de Choy Li Fut de Koon-Pak, de la région de King Mui, se désignaient avec le slogan « Hung Sing » signifiant « les durs gagnants ». Cependant, les écoles de « Fut San » gardèrent leur devise de « Hung Sing » « les oies gagnantes ».

D’où la croyance qu’il y eut deux écoles de HUNG SING CHOY LI FUT. La branche « Bak Sing » du Choy Li Fut suivit la trace de Jeong Yim.

Jeong Yim eut trois élèves principaux. Un de ses élèves était LOUIE CHUN, qui étudia à Tam Sam.

Tam Sam était une école de Choy Li Fut de Kwangchow, dans la province de Siu Bak (pouvant se traduire par « le petit Nord »). Son école prit le nom de « SIU BAK HUNG SING CHOY LI FUT ». Ce nom étant trop long pour être dit correctement, il le changea en « BAK SING CHOY LI FUT ».

Par respect envers leur professeur, les élèves de Tam Sam faisaient allusion à la branche Bak Sing de Choy Li Fut.

En 1979, à HONG KONG, toutes les écoles de Choy Li Fut adoptèrent un système unique sous le nom de CHOY LI FUT. Les noms de Hung Sing et Bak Sing étant utilisés seulement pour identifier les origines d’une branche particulière.

 

 

CHAN HEUNG


CHAN KOON PAK


CHAN ON PAK


 

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